À partir de quel âge risque-t-on de souffrir de la névralgie pudendale ?

Publié le : 16 janvier 20235 mins de lecture

La névralgie pudendale, également connue sous le nom de « syndrome du canal d’Alcock », est une maladie neurologique qui provoque une douleur intense dans la zone d’assise, qui est pire en s’asseyant.

Névralgie pudendale : c’est quoi ?

La névralgie pudendale est une affection très douloureuse causée par la compression des nerfs pudendals. Ce nerf est situé dans la région pelvienne et traverse un passage étroit du pénis (homme) ou du clitoris (femme) à l’anus. Son effet n’est pas anodin, car il contrôle les muscles du petit bassin et du sphincter. En particulier, il existe deux endroits où les nerfs peuvent être comprimés : l’un se situe entre le ligament sacro-épineux et le ligament sacro-tubéreux, et l’autre se trouve dans le canal d’Alcock.

De plus, la douleurs névralgiques (généralement sévère) qu’elle provoque peut survenir spontanément, tout comme elle peut être déclenchée par une activité physique ou même un choc émotionnel. La douleur s’aggrave en position assise et lorsque le nerf devient plus fort, la douleur disparaît en position couchée ou en marchant. La peau et les muqueuses deviennent plus sensibles. Selon la situation, il est parfois presque impossible pour le patient de s’asseoir.

En outre, la névralgie pudendale touche environ 3 % de la population. Elle débute généralement à l’âge adulte (entre 50 et 70 ans), mais elle peut également toucher les enfants. Les femmes sont principalement touchées. La maladie se manifeste sous de nombreuses formes : elle peut être bénigne ou sévère, elle peut être d’apparition brutale, elle peut s’aggraver brutalement ou, au contraire, elle peut rester stable. En plus de la douleur ressentie par le patient, la pression sur les nerfs honteux peut également provoquer une contraction musculaire, ce qui peut entraîner des problèmes sexuels, urinaires ou fécaux. Pour avoir plus d’informations, veuillez consulter douleurs névralgiques.

Diagnostiquez une névralgie pudendale : comment peut-on faire ?

La localisation des symptômes de la névralgie pudendale peut prêter à confusion avec des pathologies urologiques ou gynécologiques. Cela explique pourquoi le diagnostic est généralement posé très tardivement. Le médecin pose d’abord un diagnostic clinique basé sur une série de critères simples (critères de Nantes) : le patient doit ressentir une douleur au niveau du nerf pudendal. Cette douleur va s’aggraver lorsque vous vous asseyez. Ne réveillez pas le patient la nuit et ne provoquez pas d’hypoesthésie (diminution de la sensibilité tactile).

Bien qu’il n’y ait pas de tests pouvant confirmer formellement le diagnostic, certains tests sont disponibles. C’est notamment le cas pour les examens électrophysiologiques, qui peuvent comprendre certaines douleurs (et nécessitent beaucoup de connaissances professionnelles), l’écho Doppler des nerfs pudendals, l’échographie des zones adjacentes, ou encore les tests d’infiltration.

Les symptômes

 La névralgie pudendale se manifeste par une douleur chronique sévère dans la chaise, qui est plus sévère en position assise et soulagée au repos. « Chez la femme, la douleur touche la vulve, le clitoris, le vagin, l’anus, et de l’anus au vagin. Chez l’homme, la douleur aura la même localisation, elle sera donc au niveau du pénis, des testicules et de l’anus,  » a décrit le Dr Paradot . Cette douleur est généralement considérée comme une brûlure, un choc électrique, une compression ou un engourdissement. Parfois suivie d’une sensation de corps exotique dans le vagin ou le rectum. L’intensité de la douleur causée par la névralgie pudendale est insupportable et elle a un impact sur la vie quotidienne, la vie sociale et la vie professionnelle.

 Causes et facteurs de risque

 La névralgie pudendale, la raison de la compression du nerf pudendal n’est pas claire et se produit généralement sans explication. En effet, il existe des facteurs de risque :

  • Des exercices répétés d’activités telles que l’équitation ou le cyclisme peuvent provoquer des traumatismes mineurs dans le trajet des nerfs pudendals et entraver ses activités.
  • « Certaines personnes peuvent avoir une sensibilité anatomique, par exemple, le tube d’Alcock est légèrement plus étroit et plus susceptible de se coincer », souligne le neurologue.
  • Il se solidifiera après une chute et peut causer des ecchymoses ou des compressions nerveuses.
  • Cela peut être le résultat d’une intervention chirurgicale ou d’un traumatisme (chute) dans la zone où passe le nerf.

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